Le monde comme il s’en va, 49

Quelle fin pour Pedro Sanchez, désavoué par le Conseil fédéral du Parti socialiste Espagnol (PSOE) et poussé vers la sortie après avoir été mis en minorité lors d’un vote qu’il avait provoqué pour reprendre la main. D’où l’on peut déduire qu’est caduque sa stratégie, via l’indispensable abstention du PSOE au Parlement, de ne pas permettre au Parti Populaire de Mariano Rajoy, vainqueur de deux élections en décembre et juin mais toujours incapable de concrétiser ces succès dans la construction d’une majorité, de mettre enfin sur pied un gouvernement (en coalition avec le Parti Libéral), et d’ancrer clairement le parti à gauche, pour ne pas être dépassé par la gauche radicale de Podemos, dont il sent le souffle dans son cou…

Quel début plausible pour Susana Diaz, favorite à la succession de Sanchez, qui, à la tête d’un groupe de socialistes modérés, partisans, eux, via cette abstention, de rendre possible ce nouveau gouvernement conservateur minoritaire, porterait la responsabilité d’introniser une équipe qui maintiendrait une politique d’austérité et de rigueur ultra-libérale comme le précédent, et qui est encerclé par des affaires de corruption à répétition, et qui sentirait alors dans son cou le souffle du ressentiment des militants, avec un risque de scission ou de transfuges vers Podemos à la clé…

La politique, une aventure !

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