Le monde comme il s’en va, 5

Fini de rire, pour Boris Johnson ? Le drolatique meneur du Brexit, jamais en retard d’une approximation ou d’une vilenie mais (pour compenser ?) toujours en avance d’une boutade, est revenu d’entre les morts (politiques) et est désormais Ministre des Affaires Etrangères de Theresa May. Il sera donc associé de près aux négociations pour organiser ce dont il n’avait de son propre aveu pas la moindre idée pendant la campagne du référendum, c’est-à-dire les modalités concrètes, à l’échelle de son Royaume (bientôt désuni ?) et de l’Union Européenne, de sa dernière saillie. De mauvais plaisants peuvent bien « ne pas croire que Boris Johnson va représenter la Grande-Bretagne à l’étranger », ou d’autres, proches de la Commission européenne, s’autoriser quelques persiflages en guise de comité d’accueil, genre « Il devra apprendre vite, et se concentrer sur son travail » . L’essentiel est évidemment ailleurs : BoJo servira à la fois de punching-ball (pour les europhiles à tout crin) et de fusible (pour sa chef de gouvernement). Le danger est bien réel. On imagine la scène : dès qu’il ouvrira la bouche, on lui coupera la parole en lui rappelant ses antécédents farcesques : et il mourra de ne pouvoir placer un bon mot…

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