Le monde comme il s’en va, 5,2

Dans ‘horripilant », il n’y aurait donc plus « hilarant » ?

Il semble que le style de Boris Johnson, le ministre britannique des Affaires Etrangères « horripile » ses collègues européens. Johnson, cette blague vivante, celui qu’on pourrait qualifier de « public joke » (comme on parle d’une private joke, s’est vu opposer une fin de non-recevoir de son homologue italien à son exigence « d’accéder au marché unique sans la liberté de circulation des personnes » après le Brexit. Certains ne veulent pas être « dans la même pièce » que lui ; d’autres observent qu’il se présente à des réunions « sans avoir lu aucun document préparatoire » ; ou stigmatisent sa « loufoquerie sans limites », sa grossièreté ou son inconsistance (sorry, son inconstance – rires dans la salle).

Tout cela est bien exagéré : Johnson incarne un nouveau genre d’homme politique, sans inhibition et tout en exhibition : une sorte de funambule à l’envers…


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