Le monde comme il s’en va, 53

En commentant de la sorte l’étonnante inspection, par Benjamin Nétanyahou, à l’aide de jumelles d’un modèle mnifestement spécial, du déploiement de la division militaire de Gaza en octobre 2015 :


« La même semaine où le premier Ministre israëlien a été photographié avec des jumelles aux lunettes recouvertes de capuchons, il a prononcé un discours particulièrement controversé. Le téléscopage de ces deux événements montre que Nétanyahou puise, en fin de compte, sa vision du monde uniquement en son for intérieur, au plus profond de lui-même. Quiconque a écouté son discours au sujet de Hitler et du mufti (dans lequel il a « innocenté » Hitler de « l’invention » de l’idée de « solution finale » pour en accuser le dirigeant arabe de l’époque Hadj Amin al-Husseini) pouvait distinguer, de manière absolument flagrante, ce que Nétanyahou regarde en son for intérieur : un dispositif quasi mécanique qui lui permet d’occulter les faits afin de pouvoir transformer, par une sorte de torsion de la conscience, une situation d’occupation et de répression imposées aux Palestiniens en persécutions et victimisation des Israëliens », David Grossman aurait pu tout aussi bien élargir le champ de vision à un nombre conséquent de « grands de ce monde », qui prennent le for intérieur pour une citadelle imprenable.

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