Les Caliméro flamands et la stratégie walonne de Bart Maddens

Sous le titre « Bye Bye BHV », (De Standaard) Alain Gerlache, journaliste à la RTBF, écrit dan sa rubrique que BHV doit être scindé. Il ne précise pas le prix la Flandre doit payer ; Il écrit cependant : Les Flamands devraient enfin rompre avec le passé et reconnaître que les Wallons et les Bruxellois de 2010 ne sont pas responsables de la tentative de la classe gouvernante du 19ème siècle de faire de la Belgique un pays unilingue francophone.

Je ne pense pas que ce soit le problème. Les Flamands ne perdent pas le sommeil en raison de ce qui a été fait à leurs lointains ancêtres, pour la simple raison que la grande majorité ne le sait même pas. Les leçons d’histoire se taisent à ce propos, tout comme elles le font pour les pratiques humainement humiliantes au Congo belge.

Ce qui fait difficulté pour les Flamands, c’est la campagne électorale de Didier Reynders qui écrivait en 2006 : « S’il y a une patrie à donner aux francophones, s’il y a une patrie à leur faire aimer, c’est une patrie francophone, une Belgique francophone ». Apparemment le passé n’est pas encore très loin.

La scission de BHV serait un marque de respect envers la Constitution. Mais surtout de respect vis-à-vis de la langue et de la culture des Flamands. C’est pourquoi je pense qu’exiger un prix pour la scission de BHV serait un signal totalement erroné de la part des Francophones. Personne, ni un Francophone ni un Flamand, ne peut acheter le respect. D’où ma question : les Flamands ne méritent-ils pas ce respect sans devoir rien payer prix ?

Dans sa remarquable chronique, Gerlache déclare aussi : Les premières victimes de la doctrine revancharde qui veut faire plier la Wallonie, sont précisément les plus faibles de notre communauté. Probablement que l’académicien qui a donné son nom à cette doctrine a oublié l’étymologie du nom « université ».

Cet académicien, Bart Maddens, de l’université de Leuven,  dont le nom n’est pas mentionné, est le « chien mordu » en Wallonie.  Quoique ceux qui ont lu son livre savent que la déclaration de Gerlache fait preuve de malhonnêteté intellectuelle. Ce que nous savons bien c’est que cette maudite stratégie de Maddens a du succès en Wallonie.

Cette stratégie du pourrissement — c’est ainsi qu’on l’appelle à tort — est utilisée par les politiciens francophones depuis deux ans déjà et elle a été reprise récemment lorsque le fédéralisme de collaboration de Leterme ne leur convenait pas.

La réforme de la justice a été tronquée dans une telle mesure par le PS que même Bryce De Ruyver, criminologue éminent de l’université de Gand, a écrit dans De Standaard : La réforme de la justice est un monstre inadaptable. Stefaan Declerck et Yves Leterme ont plié.

Pieter De Crem, ministre de la Défense, qui voulait appliquer, avec le chef de la Défense, un plan de fermeture des casernes superflues cohérent et bien équilibré, a été rappelé à l’ordre par le MR et le PS. C’était : adapter ou rien. Tout comme, auparavant, ils ont bloqué la nomination du chef de la Défense pendant deux ans, jusqu’à obtenir ce qu’ils voulaient.

Que le virus communautaire se soit infiltré à la Défense et ait éveillé de vieux démons du passé, personne ne semble s’en être affligé. Pieter De Crem et Yves Leterme ont plié.

Cher Bart Maddens, je crains que vous ne donniez de mauvaises idées aux Francophones.

#BHV

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