Les eaux sales de la critique


Mais de là à assassiner la pièce ! Je suis allé la voir la semaine dernière et j’ai été impressionné. Tout d’abord par la mise en scène et le jeu des acteurs, particulièrement celui de Charles Berling qui, se dépensant sans compter, mène le bal et instille un dynamisme spectaculaire à toute la troupe — notez que tous les acteurs sont en permanence sur scène. La mise en scène également : au premier degré, le texte serait probablement indigeste, à cause des défauts pointés plus haut. Mais Jemmett l’a volontairement (et parfois violemment) pris au second degré, introduisant un décalage souvent drôle, presque toujours enrichissant, pour saisir en quoi cette curieuse société de la fin du XIXe siècle peut évoquer la nôtre. La “morale” de la pièce est assez simple, et tient un peu de Saint-Exupéry : la saleté extérieure peut cacher une pureté intérieure, et inversement. Les plus propres ne sont pas les plus preux. Il fallait ajouter à cela un décalage et une ironie sans laquelle, assurément, on se serait ennuyé.

Tel quel, et ne serait-ce que pour la prestation de Berling, le spectacle vaut largement la peine d’être vu. Si l’auteur acceptait de procéder encore à des coupures, il serait presque parfait — ne resterait qu’à Wolkovitch d’en faire un peu moins.

PS : il y a aussi des critiques positives comme celle-ci !

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