Les riverains nous e….. (Première partie)

Les chroniques d’été sont terminées. Attendons celles d’automne. Pour patienter jusqu’à l’arrivée des châtaignes, voici un « marronnier ».

Ces riverains qui se plaignent. Quelle plaie ! Des empêcheurs d’avancer, des gens en retard, des égoïstes.

«Critiquer stupidement les gens qui prennent l’avion n’est pas très intelligent. Vous êtes au courant que certaines personnes n’ont pas d’autre choix pour circuler? Vous êtes au courant qu’il existe des régions sur cette planète qui ne sont accessible QUE par avion? Redescendez sur Terre… et cessez de ne penser qu’à votre petite personne » déclarait sur un forum un internaute aux opposants du trafic aérien. En avançant certains arguments, qui semblent frapper du coin du bon sens, il est aisé de discréditer des positions, certes souvent radicales, mais néanmoins défendables.  D’autant plus que ces arguments ne trahissent qu’un mode de vie, et qu’un mode vie se critique.

L’opposant à un élevage industriel peut être autant convaincu que ce type d’exploitation n’a pas plus sa place dans une agriculture « durable »  qu’à côté de chez lui. Serait-il grand consommateur de jambon industriel, son point de vue serait-il irrecevable ?  Le riverain exaspéré par les paramoteurs verrait-il sa souffrance discréditée parce qu’il utilise une tondeuse à moteur ?

Dans une pétition reçue par une association dans laquelle j’œuvre, nous pouvions lire ceci : « Il nous semble que les nuisances et les inconvénients du pylône [pour une antenne Astrid] doivent être limitées au minimum et ne doivent certainement pas être supportées par les habitants d’Ottembourg qui ne profitent pas du pylône et n’ont aucun besoin d’une meilleure couverture du réseau ». Ces auteurs demandaient de les soutenir, ce que nous avons refusé.  A tort, ou à raison, nous avons estimé que cette antenne, pour laquelle on cherche depuis des années un emplacement, serait à cet endroit la moins dommageable possible. Pourquoi une telle décision ? Parce que cette antenne Astrid s’intègre dans le réseau de communication des services de secours et que tous peuvent profiter de ces services. Aurait-elle été une infrastructure à visées commerciales que nous aurions refusé[1].

Dans les réunions citoyennes, les participants se plaignent souvent de la vitesse excessive dans les rues, certains oubliant pourtant qu’ils sont une source du problème. D’autres s’insurgent contre l’augmentation du trafic routier, alors qu’ils possèdent une voiture. Mais est-ce une raison pour interdire d’office l’expression des plaintes, simplement parce que les gens savaient où ils allaient habiter. Celui qui habite près d’un carrefour fréquenté sait effectivement que la circulation est importante, mais si les usagers respectaient les règles de vitesse et de bonne conduite, elle serait peut-être plus supportable.

Le riverain, espèce à abattre ou à protéger ?

La suite dans une prochaine chronique.

Denis MARION

Entrepreneur sans but lucratif.

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