Lesbos 01


Vue prise au crépuscule du haut de la montagne surplombant Pétra © Luc Teper

Lesbos, également appelée parfois du nom de sa capitale Mitilène, est la troisième plus grande île grecque (1 632 819 km2). Outre son doux climat et un faible taux de pollution, elle propose aux visiteurs de multiples aspects dignes d’intérêt, notamment culturels (par le biais de ses vestiges antiques), géologiques, religieux et gastronomiques (les olives de gros calibre et les viandes étuvées aux herbes locales sont tout particulièrement savoureuses). Lesbos était notoirement connue dans l’Antiquité, tant pour la grande qualité de ses vins et de son bois destiné à la construction navale que pour son marbre aux délicates nuances bleu clair. Cette île pleine de charme recèle l’une des plus fortes concentrations d’arbres pétrifiés au monde. Les écrits de Sappho, connus pour leur exaltation de l’homosexualité féminine (aussi appelée saphisme), sont à l’origine du terme «lesbienne», alors qu’il ne s’agissait dans la Grèce antique que d’un qualificatif accolé au nom de la poétesse signifiant sans arrière pensée «la personne célèbre de Lesbos». Cette perle de la mer Égée, que Baudelaire décrivait en tant que «Mère des jeux latins et des voluptés grecques[…]» dans «Les Fleurs du Mal» n’a été libéré du joug ottoman qu’en 1912. Un petit conseil: ne demandez pas votre chemin aux habitants (même en anglais) car ils agiteront les doigts dans une direction plus que vague qui peut aussi bien vous mener aux bords d’une falaise accore… Sachez aussi que les appareils photographiques ne sont pas toujours bien acceptés par certains villageois qui estiment que la petite place de leur patelin appartient à leur sphère privée. Il y a, heureusement, des Lesbiens et des Lesbiennes tout à fait sympathiques et accueillants.