Lire dans les pensées de 500.000 Chinois


Shanghai 2010, © P. Pellizzari

La semaine passée, je visitais l’exposition Universelle de Shanghai. Entre 300 et 500.000 Chinois la visitent quotidiennement, très peu d’étrangers. Ce ne sont pas les intellectuels chinois, mais une classe modeste ou moyenne qui entreprend le voyage. Ils arrivent en bus le matin pour repartir un ou deux jours plus tard. Ils passent naturellement au pavillon chinois où ils voient un film sur la grandeur de leur histoire, la beauté du pays et la solidarité de leur peuple. Ensuite, ils visitent d’autres pavillons, et c’est là que cela devient intéressant. Pour beaucoup d’entre eux, tout est nouveau car le monde s’est ouvert il y a moins de dix ans.

Que se passe-t-il dans leur tête quand ils passent devant L’Angélus de Millet, dans le pavillon organique anglais ou quand ils découvrent l’orchestre accroché aux murs du pavillon italien?

Je n’ai pas la réponse et pourtant cette question me turlupine car elle est importante. Mieux y répondre me semble primordial pour connaître la valeur que l’on peut apporter grâce à notre culture. Le vieux continent ne pourra pas être QUE le musée du monde; il faut transformer l’essai, faire avancer les choses, proposer des alternatives progressistes, connaître nos points forts. Et s’ils avaient aussi soif de jazz, de BD, d’expositions, de folklore, de livres, de spectacles, de films, bref de notre bio-diversité ?


Shanghai 2010, © P. Pellizzari


Shanghai 2010, © P. Pellizzari