Littérature d’ailleurs (1) : L’Islande


Dans Les nuits de Reykjavik (réédité chez Points), Erlendur, né dans le nord de l’île mais arrivé très jeune dans la capitale islandaise, est attaché aux patrouilles de nuit où il fait déjà preuve d’un tempérament indépendant et opiniâtre.

Le même éditeur a récemment publié Illska. Le mal, le premier roman stupéfiant d’un écrivain promis à un bel avenir, Eirikur Örn Norddahl (né en 1978). Sur six cent pages grand format, c’est à la fois l’Holocauste et l’histoire de l’Islande qui est rameutée à travers le parcours de son héroïne. Cette juive lituanienne, dont la famille a connu en 1941 des massacres commis par les nazis avec la complicité des habitants de la ville, enquête sur l’extermination des Juifs et sur l’extrême-droite contemporaine.

De Jon Kalman Stefansson (né en 1963), à ne pas confondre avec son homonyme l’auteur de polars Jon Hallur Stefansson édité par Actes Sud, Gallimard a publié la puissante trilogie Entre ciel et terre, La tristesse des anges et Le cœur de l’homme également traduite par Eric Boury. Son nouveau roman, Les poissons n’ont pas de pieds, sous-titré «Chronique familiale», se passe à Keflavik, ville portuaire située à l’ouest de Reykjavik où se trouve l’aéroport international et où l’auteur a lui-même vécu. Et où, donc, jusqu’en 2006, les Américains ont établi une base aérienne en vue de protéger ce territoire qui ne possède pas d’armée.

Les romans d’Audur Ava Olafsdottir (née en 1958, qui a étudié l’histoire de l’art à la Sorbonne) sont publiés chez Zulma. Après le merveilleux Rosa Candida et L’Embellie, L’exception, son troisième roman traduit en français (par Catherine Eyjolfsson), vient de paraître en poche dans la collection Points.

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