Littératures d’ailleurs (1) : L’Islande



Retour à Reykjavik, et un siècle en arrière, avec Le garçon qui n’existait pas, quatrième roman de Sjon (poète et parolier de Björk) traduit en français par Éric Boury, mais qui ne relève pas du genre policier. En octobre 1918, dans un pays qui craint les ravages de la grippe espagnole, et où un volcan a fait des siennes, tapissant de cendres les vitres des maisons de la ville, un adolescent homosexuel de 16,

Audur Ava Olafsdottir et Jon Kalman Stefansson sont des auteurs familiers des amateurs de la littérature islandaise. La première est l’auteure de trois romans publiés chez Zulma et traduits par Catherine Eyjolfsson, Rosa Candida, L’Embellie et L’Exception, qui l’ont imposée comme une romancière importante. L’héroïne du Rouge vif de la rhubarbe, son premier roman, est Agustina, une adolescente élevée par Nina depuis le départ de sa mère pour l’Afrique.

À la mesure de l’univers est le cinquième roman de Jon Kalman Stefansson publié chez Gallimard (et traduit par Éric Boury). Il s’agit du deuxième tome d’une saga familiale commencée avec D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pied (voir ma chronique d’avril 2016). On retrouve Ari, de retour au pays, plus précisément à Keflavik, après avoir passé deux ans à Copenhague. À travers lui, alternant les époques (« Aujourd’hui, « Au commencement », « Jadis »), on replonge dans son histoire familiale.