Maman, papa

J-7 pour HP7-1 (vous suivez ?). En attendant, voici d’autres films qui pourraient remplir vos soirées moroses. Pour les parents, le nouveau François Ozon (Potiche) sort aujourd’hui. Pour les enfants, il y a toujours le film d’animation sur le superméchant qui découvre que, finalement, il n’est pas si méchant que ça : Moi, Moche et Méchant.

Potiche, de François Ozon


François Ozon est un cinéaste prolifique qui aime alterner les genres. Après plusieurs films sortis dans l’indifférence générale (Angel, Ricky, Le Refuge), Ozon renouera sans doute avec le succès – espérons-le – en revenant à la comédie. Dernière en date : 8 Femmes. Comme ce dernier, Potiche est adapté d’une pièce de théâtre (avec Jacqueline Maillan) et réunit un casting cinq étoiles.

Potiche saute à deux pieds joints dans un univers seventies kitsch à souhait : des décors à la bande son, des costumes aux coiffures, en passant par la typographie du générique… Chaque détail nous ramène 30 ans en arrière. Dans ce décorum nostalgique, tous les comédiens développent leur sens de la comédie boulevardière, façon « Au théâtre ce soir ». Un choix totalement assumé, et souvent jubilatoire. Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, les deux monstres sacrés, prouvent que leur alchimie n’a pas pris une ride. Si Karin Viard est épatante (comme toujours, me direz-vous), c’est Fabrice Luchini qui décroche la palme du rire. Dans la peau de cet ignoble patron bourgeois imbu de sa personne, il est irrésistible. Jérémie Renier et Judith Godrèche sont plus en retrait mais s’en sortent bien.

Si en apparence on baigne beaucoup dans la comédie légère et gentille, le sous-texte politique (sur l’émancipation des femmes, notamment) parvient à se faire entendre, voire à émouvoir par moments. La scène finale, en chanson, fige pour de bon le sourire qu’on avait aux lèvres.

Moi, Moche et Méchant (Despicable Me), de Pierre Coffin et Chris Renaud


Malgré les bons échos de la presse, ce film d’animation est une relative déception. Principal coupable : le scénario. Prévisible, sans vraie surprise. Sur des rails. On le comprend très vite : Gru n’est pas si méchant. Et s’il est méchant, c’est parce qu’il a manqué d’amour maternel, comme nous l’expliquent les flash-backs. La direction musicale laisse à désirer, et l’ensemble manque d’un vrai souffle. La 3D, sympathique, n’y fait rien. Cela dit, cela se laisse regarder sans déplaisir. Certains personnages (dont le scientifique, complètement barré) sont bien tapés, les gamines sont à croquer, forcément, et le film comporte assez d’idées délirantes et de gags tordants pour ne pas voir passer le temps.

Posts récents

Voir tout

NOUVEAU SITE

Cela fait de longues années que ce blog n’a pas été mis à jour. Non que ce soit une obligation ; mais là, vraiment, il était temps. Il n’y aura plus de nouveaux articles sur ce site. Je vous invite à