Marcel Pagnol repasse par la case BD


«Et dans mes petits poings sanglants d’où pendaient quatre ailes dorées, je haussais dans le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant.» Cette phrase, l’une des plus célèbres de l’œuvre de Marcel Pagnol, résume à elle seule La Gloire de mon père, le premier des quatre volumes des Souvenirs d’enfance paru en 1957 et aujourd’hui adapté en bande dessinée par Serge Scotto et Eric Stoffel. Seul, avant eux, à la fin des années 1990, Jacques Ferrandez s’était confronté à cet écrivain en transposant avec brio Jean de Florette et Manon des sources. L’entreprise n’était pourtant pas sans risque tant le film d’Yves Robert, avec Philippe Caubère dans le rôle du père de l’enfant, a été vu et revu. Mais le pari est gagné. Les deux scénaristes sont restés fidèles à l’oeuvre originale, retrouvant son ambiance, sa tendresse, son humour, notamment dans les rapports parfois rudes entre l’instituteur anticlérical et le beau-frère catholique. Alors, bien sûr, c’est assez bavard, mais c’était nécessaire et c’est finalement peu gênant grâce au dynamisme du dessin de Morgann Tanco. Reste un mystère: l’absence d’un personnage secondaire et néanmoins fondamental, Lili des Bellons, que le petit Marcel rencontre dans les collines et qui deviendra son indéfectible ami jusqu’à sa mort au front en juillet 1918.


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