Mieux vaut en rire !


Cette suite désolée est de la même eau farceuse et peu révérencieuse que celle de ses prédécessrices, mélange de Saint-Simon et de La Cour, chronique satirique du «règne» de De Gaulle tenue par André Ribaud de 1960 à 1969 dans Le Canard enchaîné. De même que Sarkozy était baptisé de dizaines de sobriquets bien sentis – Notre Prince Immaculé, Notre Martial Souverain, Notre Frivole Monarque, Notre Foutresque Tyranneau… -, son successeur, François IV dans la lignée monarchique, est appelé Notre Frais Souverain, Notre Délicat Souverain, Notre Monarque Inspiré, François-le-Guerrier, François-le-Sourdingue, etc. On croise la nuisible Marquise de Pompatweet (Valérie Trierweiler alias), Nicolas-le-Mauvais (ou Nicolas-le-Piaffant), les ducs de Sablé, de Nantes, de Meaux et d’Evry, le connétable Montebourg, le comte Macron, l’archidiacre Wauquiez, etc.

Comédien et chanteur passé par Palace de Jean-Michel Ribes et Les Deschiens de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, François Morel tient une impeccable chronique matutinale tous les vendredis sur France Inter depuis 2009. Ce sont d’ailleurs près de deux ans de ces chroniques, de septembre 2013 à juin 2015, qui sont rassemblées dans un recueil titré Je rigolerais qu’il pleuve (Denoël). Un bain d’humour fait de générosité et de hauteur morale dans des textes d’une grande tenue littéraire (ce qui rend leur lecture très agréable). Le bonhomme parle de tout. De Flers-de-l’Orne où il est né en 1959 et de son «emblématique» rue du 6-juin, du mail reçu de la compagne d’Hervé Gourdel qui l’écoutait chaque semaine avant d’être assassiné par des djihadistes, de François Hollande (à plusieurs reprises), des 70 ans de L’Orne combattante ou du parapluie d’Angela Merkel.



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