Mourir d’aimer


Paul et Céleste ont été amants. Il était son professeur de philosophie ; elle était jeune et brûlante de vie. Puis, la rupture, et pour lui l’exil en Amérique. Alors qu’il se sait condamné, il revient en France et appelle Céleste pour qu’elle l’accompagne dans une maison de campagne… Retrouvailles sans autre espoir que d’aider à vivre tout ce qui reste — ce petit peu qui est à lui seul une vie entière –, elles permettront à chacun des anciens amants de faire le point. Sur le passé et l’avenir, en profitant, chacun à sa manière, d’un présent, dense et fragile comme tous les présents. Pour le distraire, elle lui raconte une histoire d’amour, celle qu’elle a vécue au Vietnam avec un pêcheur ; mais peut-on impunément offrir à un amant mourant le récit d’un amour perdu ? Comme toujours, Jarry évoque sans s’appesantir. La souffrance est là, mais elle n’est qu’une des phases de la respiration. Partout, et jusqu’au dernier souffle, règne la vie qui, seule, ouvre à l’amour.