New York-gasme


That day in NY, © P. Pellizzari

S’il fallait ne garder qu’une ville sur cette terre, ce serait elle. L’agent de l’émigration latino, le bagagiste noir, le chauffeur de taxi indien, la réceptionniste balte, l’épicier coréen, le flic irlandais, le vendeur de journaux russe, le barman italien, mon agent israélien, un autre chauffeur de taxi haïtien, la copine de mon copain éthiopienne : tout le code génétique et la diversité humaine représentés, toutes les nations, toutes les cultures, tous les revenus, tous les accents, toutes les couleurs, toutes les nourritures, toutes les musiques. Cette mixité sans cesse renouvelée nourrit ce sol hostile concentré et dense. Ensuite, ce magnifique chaos d’où sort le meilleur de la musique, de la peinture, de l’art en général. Incontournable, elle électrise et épuise. Elle hallucine ceux qui y vivent au point d’y perdre ses repères. Elle reste la muse des temps modernes, la ville de Batman et de King Kong, de l’Empire State Building.

#NewYork