Où est le cerveau droit de la Chine ?


© P. Pellizzari, China, Shangri La 2009


Une nation dont le pouvoir est à parti unique, même si les membres sont élus par la base, est comparable à un homme sans cerveau droit. Peu d’émotion, beaucoup de raison. N’avoir qu’un cerveau gauche a pas mal d’avantages: on planifie les naissances, on libère des quartiers, on envoie des travailleurs par milliers en Afrique, on contrôle les paramètres de l’économie, les banques et la bourse. Toutes ces politiques seraient impossibles dans une démocratie; imaginez seulement le résultat s’il était demandé à la population de voter pour une politique de natalité n’autorisant qu’un enfant! Malheureusement, pour nous, c’est le contraire: l’émotion nous emporte tellement que nous ne savons plus gouverner. Alors pourquoi ne fait-on pas la même chose ? Premièrement, je pense que l’Europe supranationale, qui encadre de plus en plus les états, ressemble à un système de parti unique. Deuxièmement, n’avoir qu’un cerveau gauche a aussi des défauts: sans le cerveau droit, impossible d’expérimenter, de prendre des risques créatifs, impossible sans doute d’être heureux, d’augmenter la biodiversité humaine, bref impossible de créer des utopies et donc un monde meilleur.