Ordinary People


Irène, Gabriella, Vincent : trois non-héros, trois citoyens de notre temps, sans éclat, qui tâchent de vivre leur vie et d’être heureux. Le Fort ne cherche pas à camper des personnages hors du commun ; Gabriella “fait dans l’événement”, Vincent est sans doute cadre moyen. Quant à Irène, elle est… Mais qu’importe ? L’essentiel est ailleurs. L’essentiel ? Rien grand chose. L’amour. L’amour comme un escalier où on rate une marche sur deux. Et la maladie qui ronge la rampe. Ce n’est pas un triangle amoureux ; c’est un quadrilatère, un pentagone. Une figure libre où chacun emprisonne ses désirs. Jouer l’amour, c’est aussi accepter les mensonges, par lesquels tout un chacun bricole avec les pièges du réel. Taire ce que l’on meurt de dire, mais qui ferait mourir celui à qui la confidence s’adresse. Un grand roman sur le désir, sur la détresse. Sur cet art de la survie au quotidien, même si, toujours, la mort est au rendez-vous.