Prendre soin de soi

Prendre réellement soin de soi, n’est-ce pas au final la moindre des choses pour se respecter, se considérer et s’aimer à sa juste valeur ? Prendre soin de soi, n’est-ce pas tendre à être responsable de ses comportements ? N’est-ce pas se libérer, devenir autonome par rapport à tout ce que la société et ses soi-disant experts nous disent de faire à notre place ? N’est-ce pas donc également en finir avec toutes ces dépendances qui nous empêchent de devenir réellement autonome ? Pour qui prend le temps d’y réfléchir sincèrement, ces principes de responsabilisation et d’indépendance apparaissent de fait tout simplement essentiels. Car grandir, gagner en maturité, n’est-ce pas cela finalement ? Enfant, nous sommes encore vulnérable et devons être pris en main. Mais progressivement, nous gagnons en autonomie, nous nous libérons de l’influence des parents pour devenir une personne apte à se prendre en main toute seule et à réfléchir par elle-même dans une optique auto-référente. Cela est dans l’ordre naturel des choses. Mais à l’heure actuelle, à quel point ne sommes-nous pas tous devenus d’une manière ou d’une autre dépendants et irresponsables jusqu’à un certain point ? C’est une question que chacun est invité à se poser, en toute honnêteté et en tout sincérité, sans plus avoir à se mentir, et ce pour son propre bien-être.

Prendre soin de soi, qu’est ce que cela sous-entend au final ? Comme pour tout, cela peut-être perçu à trois niveaux complémentaires. Car tout ce qui est véritablement authentique renvoie à un principe ternaire, à une triade. Le principe binaire, la dyade n’agit qu’en surface, il n’est que la face apparente des phénomènes et est source d’illusions. La triade procède de la monade, le Grand Tout, le principe Un. Elle en constitue l’expression hors du champ Unifié. Le fond-la forme-l’entre deux/le médiateur, ou encore le sens propre/littéral, le sens figuré, et le subtil. Mais bref, tout cela nous emmènerait bien trop loin. Prendre soin de soi, c’est donc avoir une bonne hygiène de vie à trois niveaux : Physique, Psychique, Spirituel. Corps, Âme, Esprit. – Physique : prendre conscience que tout ce que nous mettons dans notre corps est un message très clair envoyé à nous-même. Si nous ingérons des saloperies (agents chimiques, adjuvants alimentaires, perturbateurs endocrinien, excès de sucres, de graisses, etc), c’est déjà mal parti. Une alimentation saine est la moindre des choses (Mens sana in corpore sano, « Que ta Nourriture soit ta Médecine et ta Médecine, ta Nourriture » disait Hippocrate). L’eau en constitue la base. Si nous ne pouvons pas survivre sans elle plus de quelques jours alors que nous pouvons nous abstenir de nourriture solide pendant plus de 40 jours, ce n’est pas pour rien.

Malheureusement, de nos jours, bien que potable, l’eau du robinet est chargée en résidus de toute sorte et n’est de ce fait pas biocompatible. Plomb, fluorure, mercure, pesticides hormones, … Autant de perturbateurs endocriniens dont les graves effets sur la santé sont de mieux en mieux mis en évidence par des études indépendantes.

Pour information, selon les travaux sur la bioélectronique de L-C Vincent, une eau biocompatible est une eau ayant un taux de résidu sec ne dépassant pas 150mg/l. Pour mettre les choses au clair, le corps humain n’est en fait pas capable de métaboliser les sels minéraux présents dans l’eau. Ce n’est pas l’utilité de cette dernière. Son but est de drainer l’organisme en lui apportant les éléments dont il a besoin pour les réactions physico-chimiques nécessaire au bon fonctionnement du système digestif, rénal, etc. Le mensonge marketing aura encore une fois fait beaucoup de dégâts. Si elles peuvent s’avérer bénéfiques dans le cadre d’une cure sous forme d’un régime alimentaire spécifique, les eaux trop chargées en composés non-organiques et en sels minéraux ne font que surcharger l’organisme et la fonction rénale avec un « effet déposant » qui, à plus ou moins long terme, est la source de dysfonctionnement. A titre d’exemple, certaines eaux présentent dans le commerce atteignent plus de 2000mg/l. Une bonne hygiène de vie, cela implique donc de prendre soin de son corps. Au niveau alimentaire, au niveau de l’hygiène à proprement parler et bien entendu au niveau de l’activité physique. La condition physique nécessitant d’être entretenue pour fonctionner de manière optimale. Simple question de bon sens. – Psychique : prendre conscience que tout ce qui nous passe par la tête a un impact sur nos humeurs et sur notre équilibre mental. Pourquoi passons-nous tellement de temps et perdons-nous tellement d’énergie à cultiver des sentiments tels que la colère, la haine, la rancœur, l’orgueil, la jalousie, … ? En ce qui concerne la rancœur par exemple, le remède est pourtant simple : le pardon. Encore faut-il s’entendre sur ce que cela signifie. Un pardon conditionnel, qui attend quelque chose en retour, n’est pas un pardon. On peut tout pardonner, mais ne rien passer. C’est-à-dire que l’on peut pardonner une personne, mais pas les actes dont elle s’est rendue responsable et qui seront toujours à sa charge. Voilà deux choses bien différentes. La logique est finalement toute simple : cultiver de la rancœur et du ressentiment en toute conscience pour un être humain, c’est se faire du mal.

Petite parenthèse : l’eau est un vecteur d’information. Luc Montagnier (biologiste virologue français corécipiendaire du prix Nobel de médecine avec Françoise Barré-Sinoussi pour ses travaux sur le virus du SIDA), s’inscrivant dans la continuité des travaux de Masaru Emoto et de Jacques Benveniste sur la mémoire de l’eau, est en train de prouver cela. Ainsi, en surchargeant l’eau qui nous constitue d’informations nuisibles, on finit par se rendre littéralement malade à force de reproduire ce genre de comportement (après, il est vrai que beaucoup de nos contemporains aiment bien se faire du mal, allez savoir pourquoi). Ça ne veut pas pour autant dire qu’on ne peut éprouver de la colère par exemple, qui peut être exprimée de manière saine et sereine. Mais il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose. Pour son propre équilibre, il est important d’apprendre à lâcher-prise et à laisser aller ce genre de ressentiment une fois qu’il ont été ressenti et reconnu comme tel.

A titre d’exemple, si nous nous faisons agresser et que nous prenons un coup de couteau, nous allons à l’hôpital pour nous faire soigner par une désinfection et quelques points de suture. Pourquoi, lorsque nous subissons une profonde blessure morale, ne prenons pas soin de nous de la sorte ? En ne soignant pas nos blessures, nous les laissons s’infecter, et elles ne savent pas cicatriser. Au contraire, elles entraînent des dégâts encore plus graves. Et quand bien même la blessure arrive à se refermer, nous éprouvons souvent un malin plaisir à nous la remémorer, à retourner le couteau dans la plaie ou à gratter la plaie qui redevient ainsi béante. Tout un tas de pensées plus ou moins bénéfiques ou maléfiques nous traversent continuellement l’esprit. L' »hygiène de pensée », c’est resté maître de soi et de ses pensées, et ne pas les laisser nous dicter nos comportements (en paroles, en actions mais aussi nos autres pensées qui se succèdent fatalement). Cultiver ce qui nous fait du bien, et non ce qui nous fait du mal. C’est une discipline exigeante, qui va de pair avec la compréhension qu’en tout état de cause, il s’agit souvent d’un mal pour un bien, et que certaines choses peuvent être changées à un certain niveau, d’autres pas. « Puis-je avoir la sérénité d’accepter ce que je ne peux changer, le courage de changer ce que je peux changer, et la sagesse de faire la différence entre les deux » disait si justement Marc Aurèle. C’est une des lois universelles à laquelle nous ne pouvons rien changer. Les choses arrivent pour une raison, qui nous dépasse souvent, et c’est là que nous avons tendance à nous énerver, car cette incompréhension nous met hors de nous.

– Spirituel : on touche là à un sujet délicat. Pour faire simple et pour couper court à toute forme de préjugés, je serais tenté de reprendre la définition qu’en donne Corine Sombrun dans une interview réalisé pour le centre de la biologiste moléculaire Sylvie Dethiollaz. Pour elle, la spiritualité se traduit par une connexion à son environnement. Si on arrive à être vraiment connecté, à être bien avec son environnement, on arrive à en percevoir des informations. Cela peut passer par plusieurs attitudes. Avec de la gratitude par exemple. Ne pas être blasé, et remercier Dieu/la Vie/la Nature/ce qui nous dépasse pour ce cadeau d’être en vie au sein d’un écosystème dont nous devrions pouvoir nous émerveiller chaque jour plutôt que de le considérer comme un simple outil à notre disposition. Un milieu de vie, ce n’est pas un outil ni une simple ressource que l’on peut exploiter sans vergogne. Cette capacité d’émerveillement, nous l’avons déjà tous connu quand nous étions enfant. Je me souviens pour ma part, vers mes 11 ans, alors que je prenais pour la première fois l’avion. Une fois que l’avion prit de la hauteur, je fus émerveillé par la voute nuageuse vue du dessus, à tel point que je me suis écrié « on dirait le pays des anges ! ». L’enfance est souvent un bon référentiel quand il s’agit de se souvenir de ce que constitue une bonne hygiène de pensée. Par exemple, quand un enfant est face à quelque chose d’inconnu, il a tendance à poser des questions pour en apprendre d’avantage. C’est une curiosité tout ce qu’il y a de plus saine. Pourtant, en grandissant, nous perdons cette capacité pour au contraire adopter cette tendance à nous figer dans nos schémas de croyances renforcés par l’habitude.

Garder une âme d’enfant, se reconnecter à cet enfant intérieur, s’émerveiller et être rempli de gratitude, c’est peut-être finalement la base de cette connexion à notre environnement. Et notre environnement, notre propre milieu de vie, n’est-ce pas également et avant tout nous-même, notre propre corps ?

Ainsi, la boucle est bouclée. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et vice versa. Notre connexion à nous-même apparaît comme essentielle et allant de paire avec la connexion avec notre environnement extérieur. De là le fait que si rien ne va plus au dedans, rien ne va plus au dehors. Apprendre à se connaître, se reconnecter à soi-même, cela nous donne à terme accès à des informations des plus précieuses et d’un ordre inimaginablement plus qualitatif que toutes autres informations perceptibles par nos cinq sens.

Prenez-soin de vous !

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