Prix Rossel tout frais


Si tu passes la rivière, Geneviève Damas, Luce Wilquin, 114 pages

Premier roman de la Belge Geneviève Damas et couronné hier du prix Rossel, Si tu passes la rivière nous entraîne dans un univers rural et socialement défavorisé. Si l’écriture peut décontenancer de prime à bord, elle cadre parfaitement avec le milieu qu’elle décrit : garde-cochon sensible et mal-aimé, François aimerait retrouver les traces de sa mère disparue peu de temps après sa naissance. Il aimerait également comprendre pourquoi son père lui interdit de franchir la rivière et pourquoi sa sœur a fui la ferme familiale. Pour répondre à toutes ces questions, le jeune garçon se lie d’amitié avec le curé du village et décide d’apprendre à lire en cachette pour ne pas attirer les moqueries de son père et de ses frères. Fable sur les gens simples, le roman de Geneviève Damas s’intéresse à des thématiques aussi variées que l’adoption, l’amitié ou la recherche de la vérité. Il comporte une riche dimension romanesque : on est dans de la « vraie fiction », loin des romans psychologiques et nombrilistes qui inondent le marché du livre. Un auteur dont on se réjouit de suivre la trajectoire!