Sein Nicolas

Et si saint Nicolas était une femme ? Sein Nicolas… Quel rêve… Et de plus, ils ou plutôt elles seraient deux… Il y a des années que j’étudie la question. Comment ça, pas sérieux ? Croyez-vous que ce soit moins futile de chercher à savoir ce qui s’est passé dans les quelques micro-secondes qui ont précédé ou suivi le big bang il y a quelques milliards d’années ? Pourtant, le contribuable dépense des millions d’euros et de dollars à financer cette recherche. Eh bien, moi c’est Saint Nicolas. Et c’est moins cher. Laissez-moi donc vous livrer quelques considérations à propos de mon hypothèse. D’abord les objections. La barbe, l’habit rouge, le grand saint est toujours représenté comme un vieil homme. Pourquoi ? Parce que les adorateurs du grand saint manquent d’imagination. Ils se sont contentés de copier le père Noël, héros des Français et dont le costume et l’allure sortent d’une publicité dessinée pour Coca-Cola. Une boisson qui en ces temps-là s’adressait essentiellement aux mecs de la famille. Si le père Noël avait promotionné des machines à coudre, de la poudre à laver ou des crèmes adoucissantes, il aurait été une femme. Les Français auraient alors fêté la mère Noël avec le même enthousiasme que jadis madame Soleil et la mère Denis. Et nous, dans la foulée, vénéré Sein Nicolas depuis longtemps. Autre objection. On me dit que ce sont les papas qui payent les cadeaux, pas les mamans. D’où l’image d’un généreux saint Nicolas mâle. Quel affreux cliché ! La générosité des femmes ne se discute pas. Un exemple au hasard : qui trouvez-vous plus généreux Joëlle Milquet, ministre fédéral de l’emploi, Laurette Onkelinx, ministre fédéral de la santé ou Bart De Wever qui veut mettre la main sur les finances de l’état fédéral ? L’ami Bart en saint Nicolas ? Ce serait tragique : il garderait toutes les confiseries pour lui ! De plus, comment l’imaginer dans ce rôle alors qu’il proclame régulièrement jouer le Zwarte Piet de la politique belge, c’est-à-dire le père Fouettard. Or, comme le savent tous les enfants sages et leurs mamans, on ne peut être à la fois Fouettard et Nicolas. Les déclarations de Bart De Wever ne sont pas seules à confirmer le caractère féminin du patron des enfants. Qui d’autre qu’une femme peut aussi souplement grimper le long des façades, sauter de toit en toit et s’agripper avec une telle légèreté aux corniches et aux paratonnerres ? Mary Poppins sur sa brosse, Musidora en longs collants noirs dans « Fantômas » comme Brigitte Auber dans « la Main au collet » d’Hitchcock ou toutes les Spider-Women l’ont démontré : l’univers des toits et des cheminées n’est pas fait pour les vieux birbes ! De là-haut, seule une femme nous contemple ! Bonne fête !

Posts récents

Voir tout

NOUVEAU SITE

Cela fait de longues années que ce blog n’a pas été mis à jour. Non que ce soit une obligation ; mais là, vraiment, il était temps. Il n’y aura plus de nouveaux articles sur ce site. Je vous invite à

michaël, l’espiègle

Dans une belle lettre d’adieu à son coéquipier Michael Goolaerts, le triple champion du monde de cyclo-cross Wout Van Aert écrit qu’il ne faudra jamais oublier Michael, ce gars espiègle avec son étern

Anvers et contre tout

Anvers est loin de Vérone. Sous le balcon de Juliette, l’histoire d’amour était dramatique mais simple. Dans la métropole pluvieuse, la tragédie a tourné au Grand-Guignol. La Belgique est une terre de