• alain

spazibo, vladimir !

Avis de tempête sur la campagne de Marine Le Pen. Elle rame pour engranger les parrainages nécessaires à la présentation de sa candidature, des proches la quittent pour se coller avec Eric Zemmour, qui la dépasse dans certains sondages et la disqualifie pour le second tour de la présidentielle. Même sa nièce prend ses distances avec elle après avoir abandonné son lien avec papy pour porter fièrement le seul nom de Maréchal. De là à rejoindre elle aussi Zemmour, il n’y a qu’un pas. Ne lui restera plus qu’à se laisser pousser la moustache et à sauver les Juifs français.

Tourne dans la tête de Marine la formule célèbre de Jacques Chirac, « Les merdes, ça vole toujours en escadrille ». Vers où se tourner à présent ? se demandait Marine Le Pen quand elle se souvint de son ami Vladimir Poutine. Le président russe l’a reçue spectaculairement en pleine campagne présidentielle de 2017 et plusieurs banques russes avaient octroyé des prêts à son parti alors que les banques françaises rechignaient à le financer. Poutine ne vient-il pas une fois de plus de montrer qu’il ne recule devant rien pour soutenir ses amis en reconnaissant d’absurdes mini-républiques de péquenots juste pour faire la nique aux autorités élues d’Ukraine ? Et d’envoyer des troupes russes pour assurer leur indépendance et accessoirement mitrailler les voisins de l’autre côté de la frontière dont le tracé n’est peut-être que provisoire.

Comment le camarade Vladimir peut-il aider son amie Marine ?

Il lui a proposé de combiner deux réussites historiques, la France libre du maréchal Pétain et les deux républiques populaires du Donbass. En cas d’échec à la présidentielle, Marine va déclarer l’indépendance de la Côte d’Azur – où son parti recueille quelques-uns de ses meilleurs scores. La suite du scénario est simple : dans un grand discours, Poutine qualifie le nouveau président français de fasciste, reconnaît la république du PACA (mieux vaut ne pas la qualifier de populaire », c’est mal vu dans le coin) et soutient sa demande d’adhésion à l’ONU, au Comité Olympique international et à la Fédération internationale de Pétanque.

Quelques troupes envoyées de Crimée par la mer Noire viendront renforcer le dispositif, officiellement pour protéger les nombreux oligarques qui vivent dans le coin. Et assurer la paix en France. Quelques milliers d’autres soldats viendront déguisés en membres des chœurs de l’armée rouge. Quand ils sortiront leurs kalachnikovs de leur costume de scène, il sera trop tard.


PS : en attendant, c’est un vrai hommage en filigranes à la Belgique unie que rend Jan Bucquoy dans son nouveau film, « La Dernière Tentation des Belges » mêlant Wallonie et Flamands (avec un éblouissant Wim Willaert), où sa fantaisie iconoclaste se mêle de tragique, émotion et humour.

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