Stéphane dans le piège Ouzbek


Depuis 1977 et l’autoédition en Suisse du Guêpier, la première aventure du jeune Helvète Stéphane Clément en fuite suite à un hold-up raté, son compatriote Daniel Ceppi ne cesse de le mettre en face des tragédies et scandales de la planète. Après six épisodes publiés chez Casterman et une interruption de plusieurs années, la série a repris en 1996 aux Humanoïdes Associés dans des élégants albums d’un format plus grand avant de définitivement trouver refuge au Lombard à partir 2010. Au fil de ses périples, ce bourlingueur a notamment été confronté aux trafics d’organe en Inde (Pondichéry, filiation fatale), au conflit irlandais (Belfast, l’adieu aux larmes), aux réseaux de prostitution est-européens en Suisse (Vanina Business), au combat du Kurdistan pour sa survie (L’Or Bleu) ou au pillage des richesses artistiques de l’Afghanistan (L’Ivoire de Sheila McKingsley). Et donc à la mafia ouzbèke dans L’engrenage turkmène, où il achemine des frigos pour une ONG, et dont Le Piège ouzbek est la suite. Stéphane est dans de sales draps. Si ses papiers ont été découverts sur un cadavre suite à un accident de voiture, lui est bien vivant, recueilli par une femme et son frère qui l’ont soigné. Son amie irlandaise se rend dans la région tandis qu’il est enlevé par des hommes qui cherchaient son compagnon. Comme toujours chez l’auteur suisse, c’est solide, bien construit, passionnant, mais très dur, le regard porté par Ceppi sur notre monde est particulièrement sombre, terriblement lucide. Ceux qui le suivent depuis trente-cinq ans le savent.

#DanielCeppi #LeLombard #StéphaneClément

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