Tu m’as manqué bien des fois


Il aura fallu la lecture de ce roman de deuil pour que je comprenne enfin à qui Alain Souchon s’adresse dans “18 ans que j’t’ai à l’œil”. A Bagneux, dans les feuilles, ce n’est pas une jeune fille qui l’attend, mais la tombe de son père. Et la “petite boule blonde qui s’appelle comme lui” n’est autre que son fils Pierre, né 18 ans après l’accident tragique qui, dans la voiture qui ramenait la famille Souchon de vacances, tua le père. Ce n’est pas Alain mais son frère, Patrick, qui raconte cette histoire. Un récit pudique et tendre, “à la Souchon” à la mémoire de leur mère, romancière populaire à succès connue sous le nom de Nell Pierlain, morte en 2007 à l’âge de 92 ans, après avoir courageusement pris soin de sa famille frappée par un drame qui la privait non seulement de l’amour mais aussi de la sécurité.