Une année en Dilettante


Lors de la précédente rentrée littéraire, Le Dilettante a misé sur deux premiers romans au ton à la fois doux et mélancolique. Petits plats de résistance qui, comme son titre l’indique, tourne autour de la nourriture et de la restauration – chaque intitulé de chapitre est un met. Antoine, pour qui le travail est une perte de temps, se retrouve face à Sandrine, peu encline à partager son point de vue vu qu’elle travaille chez Pôle emploi.

A l’enseigne du cœur épris, qui marque les premiers pas littéraires de Jean-François Pigeat, s’attache à un couple formé grâce à un site de rencontres sur Internet. Mais ce qui unit Stéphane et Geneviève bientôt les éloigne, ce qui les émeut bientôt les irrite, et l’amour progressivement s’effiloche. Néanmoins, l’avenir n’est pas forcément écrit et, avec une touchante tendresse mâtinée d’humour, l’auteur tente de sauver ce qui peut l’être.



Les six livres publiés durant les premiers mois de 2016 sont deux romans, deux recueils et trois rééditions. Respectivement dans Le dieu du tourment et L’amour en super 8, Hugo Ehrhard et Chefdeville mettent en scène des errances.

Les deux recueils de textes sont aussi très différents l’un de l’autre. Dans Un peu plus bas vers la terre, Renaud Cerqueux, dont c’est le premier livre après deux bandes dessinées, emmène le lecteur dans cinq univers magistralement dépeints dont le point commun serait, dans un monde du travail où l’homme n’a plus sa place, la hiatus entre la vie rêvée et l’existence vécue.

Et enfin, Le Dilettante a réédité trois romans importants. Celui d’Alexandre Vialatte, le huitième de cet écrivain auvergnat inscrit à son catalogue, La Maison du joueur de flûte, un très étrange conte intérieur, l’auteur des Fruits du Congo faisant de son «moi» une vaste demeure.