Une guerre sans nom


Skoda, Olivier Sillig, Buchet Chastel, 101 pages

Le Suisse Olivier Sillig nous propose un récit poignant. Une fable sur la guerre, quelque part dans le monde, en Europe ou ailleurs. On n’en connait ni les motifs, ni le contexte, ni les protagonistes. Le roman commence avec cette image: un homme reprend conscience au milieu de ses camarades morts. Il se lève et fait quelque pas jusqu’à une voiture arrêtée le long du chemin, une Skoda criblée de balles. À l’intérieur, il découvre un couple mort. Seul un bébé respire encore. L’homme hésite un bref instant puis il prend l’enfant et part sur la route. Alors que la guerre fait rage, un lien affectif très fort va imperceptiblement se créer entre l’homme et l’enfant. Quant à la narration, elle est épurée, clinique et efficace pour un court roman qui marque les esprits et qui tient, de a à z, toutes ses promesses.