Une poignée de bandes dessinées pour l’été (1) : quelques confirmés


Cet album-hommage célèbre, avec un peu d’avance, les quarante ans du couple le plus fameux de la bande dessinée humoristique dont le nom est entré dans le langage courant pour désigner un plouc mou du bulbe (surtout lui). Les Bidochon, en tant que série autonome, est née en 1980, trois ans après l’arrivée chez Fluide glacial de son créateur, Cristian Binet, accompagné de Kador, un chien «qui lit Kant dans le texte» puis disparaît après quatre albums (hélas), laissant la place à ses maîtres Robert et Raymonde Bidochon.


Luc Leroi. Plutôt plus tard, par Jean-Claude Denis, Futuropolis, 72 pages, 16,50 €



Pornhollywood, 1. Engrenages, 2. Crépuscules, par Dominique Hé et Noël Simsolo, Glénat, 48 pages  et 13,90 € chacun.



Martin Eden, d’après Jack London, par Aude Samama et Denis Lapière, Futuropolis, 176 pages, 24 €


L’histoire est celle d’un jeune marin qui, éperdument amoureux d’une fille de «la haute», cherche s’éduquer, s’instruire et se cultiver, notamment par la lecture, tout en prenant goût à l’écriture. Mais tous ses articles et romans étant refusés les uns après les autres, il désespère et perd l’amour de sa belle, d’autant plus qu’un journal local l’a présenté comme un militant socialiste. Elle revendra lorsqu’enfin il connaîtra le succès, mais ce sera trop tard. Rien à redire: l’adaptation, très économe en dialogues, est intelligente et subtile et le dessin, baigné de délicats tons pastel, traduit avec justesse le ressenti des personnages.


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