Une poignée de bandes dessinées pour l’été (2): Pandora



Benoît Mouchart: «Oui et non. Oui, parce que c’est la nouvelle revue de Casterman et que son titre est lié à Corto Maltese [apparaissant dans La Ballade de la Mer salée, Pandora n’a pas laissé le marin indifférent]. Mais non parce qu’il n’y a aucune histoires à suivre, ce ne sont que des histoires courtes. (A Suivre) marquait, selon son rédacteur en chef Jean-Paul Mougin, l’entrée «tonitruante» de la bande dessinée dans la littérature. »


« Ici, c’est plutôt l’affirmation de la BD avec sa singularité, sa spécificité et ses atouts propres. C’est un nouvel espace de création permettant à des auteurs d’aller peut-être aux limites de ce qu’est cet art. C’est retourner aux sources par des chemins détournés. Aujourd’hui, la BD est un livre, mais ça n’a pas toujours été le cas. Et elle n’est plus liée aux mass-médias, on n’a plus des tirages de centaines de milliers d’exemplaires. Le format court oblige les auteurs à revenir à l’essentiel du trait, de l’enchaînement des planches, du choix des cadrages, de la composition des pages, etc. »


« Elle est la démonstration de sa grande diversité de graphismes, de thèmes à aborder. Il lui reste plein de territoires à défricher. Spiegelman me faisait la réflexion que le roman graphique, dont son œuvre majeure, Maus, est l’une des plus belles expressions, était en train de devenir une forme de conformisme, de facilité. Et je pense également qu’il tend vers un dessin un peu «patate», il se pose de moins en moins de questions de mise en scène, de point de vue, etc. »


#BenoîtMouchart #Casterman #Pandora

Posts récents

Voir tout