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    21 janvier 2017 | Dans Actualité, Denis Marion | Pas de commentaire »

    Pouvoir fort…l’erreur machiste

    Le collectif Calvin & Hobbes présente une chronique de Stan.


    J’écris cette chronique le jour funeste de l’arrivée aux Etats-Unis d’un président et d’un gouvernement de climato-sceptiques, de misogynes, de racistes, d’affairistes, de créationnistes.


    Pourquoi faut-il toujours que ce soit ces vieilles recettes éculées et indigestes qui reviennent.

    Les chiffres sont alarmants. 70 % des Belges ont marqué leur accord à cette proposition contenue dans l’enquête d’opinion « Noir Jaune Blues » qui sonde en profondeur la société belge: « Il faut un pouvoir fort pour remettre de l’ordre ». 13 % se tâtent. Et seulement 17 % rejettent cette idée[1].

    Mais quel ordre ? Sommes-nous à ce point déficients mentaux (et mes excuses aux vrais) pour croire qu’un pouvoir fort ferait nos affaires ? (suite…)

    Bandes dessinées (4) : l’Histoire, la grande et les petites

    La bande dessinée ne dédaigne pas s’intéresser à l’Histoire, loin s’en faut. Les événements, personnages et périodes historiques constituent en effet une manne dans laquelle cet art n’a jamais cessé de puiser son inspiration. Ainsi, sous ses multiples facettes – les combats, la Résistance, la Collaboration, la Shoah, la France occupée, l’Allemagne nazie, etc. -, la Deuxième Guerre mondiale a été abondamment disséquée dans des ouvrages d’excellente qualité, de Maus (Art Spiegelman) aux Sursis et Vol du corbeau (Gibrat), en passant par L’écureuil du Vel’d’Hiv (Lax), Il était une fois la France (Vallée/Nury), La Guerre d’Alan (Guibert), Amours fragiles (Richelle), Résistances (Plumail /Derrien), Le Boche (Bardet), Malgré-nous (Gloris/Terray), Opération Vent printanier (Richelle/Wachs) ou, pour les plus jeunes, Les enfants de la Résistance (Ers/Dugommier). (suite…)

    6 juillet 2016 | Dans Etienne Payen, Musique | Pas de commentaire »

    Gentjazz et Middelheim Festival : vos rendez-vous de l’été.

    Comme chaque année, les somptueuses villes de Gand et Anvers seront les capitales du jazz durant la période estivale. Ainsi du 7 au 16 Juillet, le Gent Jazz Festival se déroulera dans le cadre étonnant du Bijloke – superbes hospices du 13e siècle, situés dans un parc, transformé à grands frais et où rien n’aura été laissé au hasard dans la réhabilitation. Ainsi le grand Chapiteau blanc accueillera quelques jazzmen de notoriété mondiale ( Pat Metheny et Ron Carter, Brad Mehldau et John Scofield, John Cale, Terence Blanchard, Hugh Coltman…) sans oublier la venue de celui qui mettra à nouveau le feu aux poudres sur la scène principale le Jeudi 7 juillet : le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf.
    Le dimanche 10 Juillet sera consacré aux groupes flamands avec d’agréables découvertes comme Bardo et Kamikaze. Le Jeudi 14 sera la journée de la Soul Music grâce à des stars de renommée internationale (comme Ala.ni, Allen Stone, St Germain (15), Lianne la Havas et la diva du blues et de la soul : Jill Scott.

    La programmation se veut volontairement hétéroclite et ouverte à d’autres courants qu’ils soient soul, ou même nettement plus pop qu’auparavant. Mais toujours avec une même constance : celle d’être teintée d’une grande exigence de qualité, d’un souci d’originalité et du plaisir d’accueillir des stars confirmées ou de vedettes en devenir. Le Gent Jazz est une manifestation à vivre à la fois pour son programme, son superbe cadre, son professionnalisme et sens de l’accueil et last but least : l’acoustique parfaite des concerts. Bref une festivité à inscrire dans votre carnet du mois de juillet.

    Même organisation mais autre ville et ce durant le week end du 12 au 15 Août : le Jazz Middelheim. Une véritable institution qui fêtera sa trente cinquième année. À nouveau un superbe parc, situé dans un quartier chic et bourgeois d’Anvers, un chapiteau ouvert, deux scènes. Une réunion familiale pour beaucoup d’habitués mais aussi un lieu de découvertes pour les puristes de la note bleue grâce une programmation essentiellement jazz avec de multiples happening. Cette année, le fil conducteur de la fête sera la résidence offerte au trompettiste israélien Avishai Cohen (à ne pas confondre avec son homonyme contrebassiste) qu’on retrouvera ainsi dans différentes formations et styles durant ce week end.
    Quelques grands noms du jazz enchanteront vos oreilles : à savoir le batteur Billy Hart, les trompettistes Wallace Roney Jr et le batteur Denardo Coleman dans un Tribute consacré à son père Ornette Coleman, la chanteuse Tutu Puone, la diva de la Pop Underground Patti Smith, la star belge du piano Jef Neve en duo avec le rappeur Typhoon, le pianiste américain Craig Taborn en solo sans oublier l’exceptionnelle présence du saxophoniste Pharoah Sanders en trio. Signalons le 14 Août le concert de la chanteuse belge Mélanie De Biasio toute auréolée du succès mondial de son dernier album. Bref, du bon, du beau, du plaisir !

    Contrairement à Gand, un registre plus jazz, des stars internationales mais aussi belges, un lieu et une ambiance cosy, où les enfants sont bienvenus. Une autre date à retenir pour le 15 Août. Que ce soit à Gand ou à Anvers, que vous soyez novice ou grand amateur de sonorités détonnantes, voici deux superbes occasions de découvrir une merveilleuse musique ; le tout dans de jolis endroits et dans une atmosphère agréable et des conditions optimales. Vous savez ce qu’il vous reste à faire !Ibrahim_Maalouf_Kalthoum-FB-Vierkant_Kader
    Etienne Payen
    www.gentjazz.com
    www.jazzmiddelheim.be

    Acteur et spectateur du paysage

    Une carte blanche de Denis Marion, de l’asbl Epures, publiée dans espace-vie l juin 2015 l n° 252
     

    « La modification du paysage est aussi l’affaire des petits détails quotidiens »

    « Pour autant que les actes et travaux projetés, soit respectent, soit structurent, soit recomposent les lignes de force du paysage, un permis d’urbanisme peut être octroyé en dérogation aux prescriptions d’un règlement régional d’urbanisme, d’un règlement communal d’urbanisme, d’un plan communal d’aménagement ou aux prescriptions ayant valeur réglementaire d’un permis de lotir, etc. »

    (suite…)

Pouvoir fort…l’erreur machiste

Le collectif Calvin & Hobbes présente une chronique de Stan.


J’écris cette chronique le jour funeste de l’arrivée aux Etats-Unis d’un président et d’un gouvernement de climato-sceptiques, de misogynes, de racistes, d’affairistes, de créationnistes.


Pourquoi faut-il toujours que ce soit ces vieilles recettes éculées et indigestes qui reviennent.

Les chiffres sont alarmants. 70 % des Belges ont marqué leur accord à cette proposition contenue dans l’enquête d’opinion « Noir Jaune Blues » qui sonde en profondeur la société belge: « Il faut un pouvoir fort pour remettre de l’ordre ». 13 % se tâtent. Et seulement 17 % rejettent cette idée[1].

Mais quel ordre ? Sommes-nous à ce point déficients mentaux (et mes excuses aux vrais) pour croire qu’un pouvoir fort ferait nos affaires ? (suite…)

Portugal 60

Vue de la digue de Miramar (près de Porto) ©Luc Teper

Vue de la digue de Miramar (près de Porto) ©Luc Teper

karaté à tous les étages

L’enquête menée par votre quotidien favori et par la RTBF révèle que 70 % des Belges sont favorables à un pouvoir fort. Mais, que signifie un pouvoir fort ? Il est dommage que les enquêteurs n’aient pas approfondi la question. Et n’aient pas demandé aux sondés quel est leur modèle. Poutine ou Erdogan ? Hitler ou Staline ? Gengis Khan ou Godefroid de Bouillon ?
Jusqu’ici, les Belges n’ont jamais aimé les grandes gueules, les rouleurs de mécaniques, les stoeffers et les dikke nek. Même à l’époque où le fascisme triomphant séduisait une grande partie de l’Europe, Degrelle s’est dégonflé plus vite que son ombre. Aucun homme providentiel ni aucune dame de fer n’ont réussi à rassembler les Belges. (suite…)

crimée châtiment

Qui n’a remarqué que le front anti-russe commençait à se fissurer ? La tentative de paix en Syrie (oubliant les désastres « collatéraux »), les gémissements de nos industriels et agriculteurs touchés par l’embargo poussent quelques hommes d’état occidentaux (ou futurs dirigeants) à nuancer leurs critiques contre Vladimir le Brutal. Et même à comprendre sinon à justifier l’annexion vite fait, bien fait, de la Crimée. Après tout, Vlad a été élu démocratiquement, soulignent-ils, il est soutenu par son peuple (d’après les excellents instituts de sondage russes) et un référendum a approuvé l’annexion de la Crimée (comme vient de le souligner Marine Le Pen).
Crimée Châtiment, disaient déjà les kremlinologues Pierre Dac et Francis Blanche. De là, à revoir l’image de l’Ukraine, jusqu’ici, pauvre oiseau pour le chat, il n’y a qu’un pas. (suite…)

Portugal 59

Sous le pont Dom Luis I à Porto ©Luc Teper

Sous le pont Dom Luis I à Porto ©Luc Teper

Et les femmes dans tout cela ?

Le collectif Calvin & Hobbes présente une chronique de Stan,

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.

Simone de Beauvoir

Je suis particulièrement énervée par le retour du conservatisme dans les sociétés occidentales (mais pas que…) alors ce qui suit vous paraîtra peut-être outrancier, mais de temps à autre, hein, bon. Ras la permanente. (suite…)

le chemin des dames

Sans même consulter Madame Soleil, 2017 s’annonce aussi joyeuse que la bataille du Chemin des Dames dont on rappellera cette année le centième anniversaire : ouragans, mitraille et ravages. Si nous arrivons jusqu’à Noël prochain, nous sortirons des tranchées, étonnés d’être en vie et soulagés que la planète ait survécu. Réjouissons-nous ! 2017 ne peut qu’être une année de surprises…
En janvier, trompettes et clairons salueront aux Etats-Unis le sacre du nouveau commandant en chef des armées, accessoirement quarante-cinquième président. D’ores et déjà, Donald Trump a tracé les contours de son équipe, dont la composition est directement inspirée par la série américaine, qui a bercé son enfance, Les Trois Stooges. (suite…)

Venise 54

Le pont de la Constitution, conçu par Santiago Calatrava ©Luc Teper

Le pont en bois de l’Accademia ©Luc Teper

Bandes dessinées (4) : l’Histoire, la grande et les petites

La bande dessinée ne dédaigne pas s’intéresser à l’Histoire, loin s’en faut. Les événements, personnages et périodes historiques constituent en effet une manne dans laquelle cet art n’a jamais cessé de puiser son inspiration. Ainsi, sous ses multiples facettes – les combats, la Résistance, la Collaboration, la Shoah, la France occupée, l’Allemagne nazie, etc. -, la Deuxième Guerre mondiale a été abondamment disséquée dans des ouvrages d’excellente qualité, de Maus (Art Spiegelman) aux Sursis et Vol du corbeau (Gibrat), en passant par L’écureuil du Vel’d’Hiv (Lax), Il était une fois la France (Vallée/Nury), La Guerre d’Alan (Guibert), Amours fragiles (Richelle), Résistances (Plumail /Derrien), Le Boche (Bardet), Malgré-nous (Gloris/Terray), Opération Vent printanier (Richelle/Wachs) ou, pour les plus jeunes, Les enfants de la Résistance (Ers/Dugommier). (suite…)

Bandes dessinées (3) D’après… diverses sources

D’après… son propre vécu. Lolita Séchan est, comme les fans (ou pas) du chanteur le savent, la fille de Renaud. Mais si l’auteur de Morgane de toi apparaît brièvement dans sa deuxième bande dessinée, tantôt physiquement (surtout de dos et des pieds), tantôt dans le texte, celle-ci ne lui est en rien consacrée. Les brumes de Sapa (Delcourt) est l’histoire d’une découverte, d’une amitié, d’une initiation et de beaucoup d’autres choses encore. A 22 ans, « étouffant » à Paris et dans sa famille, Lolita part pour le Vietnam. Son périple la mène dans les montagnes du nord, aux frontières avec la Chine et le Laos où vivent les Hmong, l’une des plus importantes et démunies communautés ethniques. A Sapa, où elle fait étape peu avant son retour, elle croise une fillette de 12 ans, Gom.  (suite…)