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    18 février 2017 | Dans Blog-note, Denis Marion | Pas de commentaire »

    Est-il politiquement correct de considérer

    Que le goût de l’homme providentiel et la croyance en la constance des complots font que pour d’aucuns, critiquer Trump revient à être atteint de démence, à être un abruti manipulé par les médias gauchistes (y compris Fox News), etc…
    Trump n’est pas autre chose qu’un « oligarque », comme tous ceux de son équipe. « L’oligarchie » n’est pas une et indivisible. Elle a ses courants et ses intérêts, ses égos. La particularité de Trump est de permettre aux éléments les plus conservateurs de prendre l’ascendant. A chacun de voir si cela est profitable pour l’équilibre des USA (et de fecto (sic) du monde).

    Séance de rattrapage (1) : « L’odeur de la forêt » d’Hélène Gestern

    L’odeur de la forêt, par Hélène Gestern, Arléa, 699 pages, 27 €

    Je m’en veux de ne pas avoir parlé plus tôt du quatrième roman d’Hélène Gestern, car il est certainement celui qui m’a le plus enthousiasmé parmi tous ceux que j’ai lus ces derniers mois. La narratrice de L’odeur de la forêt, historienne de la photographie, se voit confier par une très vieille dame un album contenant des lettres envoyées pendant deux ans et demi par un soldat de la guerre de 14-18 à son ami, un célèbre poète resté à l’arrière. A la mort de la donatrice, elle hérite de sa maison des environs de Vichy où, elle qui peine à se remettre de la mort de l’homme qu’elle aimait, se met à venir les weekends. Dans un tiroir, elle découvre une lettre envoyée du Portugal concernant un mystérieux cahier à remettre en mains propres. C’est le point de départ d’une (en)quête qui la conduira vers des rives insoupçonnées.

    (suite…)

    6 juillet 2016 | Dans Etienne Payen, Musique | Pas de commentaire »

    Gentjazz et Middelheim Festival : vos rendez-vous de l’été.

    Comme chaque année, les somptueuses villes de Gand et Anvers seront les capitales du jazz durant la période estivale. Ainsi du 7 au 16 Juillet, le Gent Jazz Festival se déroulera dans le cadre étonnant du Bijloke – superbes hospices du 13e siècle, situés dans un parc, transformé à grands frais et où rien n’aura été laissé au hasard dans la réhabilitation. Ainsi le grand Chapiteau blanc accueillera quelques jazzmen de notoriété mondiale ( Pat Metheny et Ron Carter, Brad Mehldau et John Scofield, John Cale, Terence Blanchard, Hugh Coltman…) sans oublier la venue de celui qui mettra à nouveau le feu aux poudres sur la scène principale le Jeudi 7 juillet : le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf.
    Le dimanche 10 Juillet sera consacré aux groupes flamands avec d’agréables découvertes comme Bardo et Kamikaze. Le Jeudi 14 sera la journée de la Soul Music grâce à des stars de renommée internationale (comme Ala.ni, Allen Stone, St Germain (15), Lianne la Havas et la diva du blues et de la soul : Jill Scott.

    La programmation se veut volontairement hétéroclite et ouverte à d’autres courants qu’ils soient soul, ou même nettement plus pop qu’auparavant. Mais toujours avec une même constance : celle d’être teintée d’une grande exigence de qualité, d’un souci d’originalité et du plaisir d’accueillir des stars confirmées ou de vedettes en devenir. Le Gent Jazz est une manifestation à vivre à la fois pour son programme, son superbe cadre, son professionnalisme et sens de l’accueil et last but least : l’acoustique parfaite des concerts. Bref une festivité à inscrire dans votre carnet du mois de juillet.

    Même organisation mais autre ville et ce durant le week end du 12 au 15 Août : le Jazz Middelheim. Une véritable institution qui fêtera sa trente cinquième année. À nouveau un superbe parc, situé dans un quartier chic et bourgeois d’Anvers, un chapiteau ouvert, deux scènes. Une réunion familiale pour beaucoup d’habitués mais aussi un lieu de découvertes pour les puristes de la note bleue grâce une programmation essentiellement jazz avec de multiples happening. Cette année, le fil conducteur de la fête sera la résidence offerte au trompettiste israélien Avishai Cohen (à ne pas confondre avec son homonyme contrebassiste) qu’on retrouvera ainsi dans différentes formations et styles durant ce week end.
    Quelques grands noms du jazz enchanteront vos oreilles : à savoir le batteur Billy Hart, les trompettistes Wallace Roney Jr et le batteur Denardo Coleman dans un Tribute consacré à son père Ornette Coleman, la chanteuse Tutu Puone, la diva de la Pop Underground Patti Smith, la star belge du piano Jef Neve en duo avec le rappeur Typhoon, le pianiste américain Craig Taborn en solo sans oublier l’exceptionnelle présence du saxophoniste Pharoah Sanders en trio. Signalons le 14 Août le concert de la chanteuse belge Mélanie De Biasio toute auréolée du succès mondial de son dernier album. Bref, du bon, du beau, du plaisir !

    Contrairement à Gand, un registre plus jazz, des stars internationales mais aussi belges, un lieu et une ambiance cosy, où les enfants sont bienvenus. Une autre date à retenir pour le 15 Août. Que ce soit à Gand ou à Anvers, que vous soyez novice ou grand amateur de sonorités détonnantes, voici deux superbes occasions de découvrir une merveilleuse musique ; le tout dans de jolis endroits et dans une atmosphère agréable et des conditions optimales. Vous savez ce qu’il vous reste à faire !Ibrahim_Maalouf_Kalthoum-FB-Vierkant_Kader
    Etienne Payen
    www.gentjazz.com
    www.jazzmiddelheim.be

    Acteur et spectateur du paysage

    Une carte blanche de Denis Marion, de l’asbl Epures, publiée dans espace-vie l juin 2015 l n° 252
     

    « La modification du paysage est aussi l’affaire des petits détails quotidiens »

    « Pour autant que les actes et travaux projetés, soit respectent, soit structurent, soit recomposent les lignes de force du paysage, un permis d’urbanisme peut être octroyé en dérogation aux prescriptions d’un règlement régional d’urbanisme, d’un règlement communal d’urbanisme, d’un plan communal d’aménagement ou aux prescriptions ayant valeur réglementaire d’un permis de lotir, etc. »

    (suite…)

Faut-il se faire du mouron avec les infaux? (Partie 2)


Le « mal » est-il bien présent ?

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses  chroniques.

Je me suis amusé récemment à suivre les échanges autour d’un article titré :
Le réfugié syrien dont la photo avec Merkel avait fait le tour du Web en procès contre Facebook 

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defêtes l’europe

2017 se voulait une grande année européenne avec paillettes, petits fours et tout le tralala : en avant-goût de la fête des soixante ans des traités de Rome (septembre 1957), dès cette semaine, on devait célébrer les vingt-cinq ans du traité de Maastricht (février 1992).
Mais, avant même que ne saute le premier bouchon, c’est déjà la gueule de bois.
Dans une interview à « l’Echo », type cocktail Molotov, Paul « Che » Magnette, qui n’avait peut-être pas reçu de carton d’invitation, s’est chargé de balancer la vaisselle par la fenêtre. La Grande-Bretagne est dehors. Tant mieux ! Dans la foulée, continuons le nettoyage en mettant à la porte (suite…)

Portugal 64

Libellule dans l'Alentejo ©Luc Teper

Libellule dans l’Alentejo ©Luc Teper

Paysage après la bataille

Fauve d’Or à Angoulême amplement mérité pour Paysage après la bataille. Philippe de Pierpont au scénario et Eric Lambé au dessin nous ont habitués à un travail de qualité mais là ils frappent vraiment fort avec cet album épuré et onirique r7onyb5. On plonge en apnée au cœur d’une bataille intime : celui d’une mère dévastée par la mort de sa fille. Le dessin frôle l’abstraction et dit avec une grande justesse la douleur mais aussi la reconstruction. Parce que, contre toute attente, c’est un album plutôt lumineux. Une chose est sûre, on en ressort KO et on en redemande !

Paysage après la bataille. Philippe de Pierpont et Eric Lambé, Actes Sud et Frémok, 400 pages

L’odeur de la forêt d’Hélène Gestern

En écho à la belle chronique de Michel Paquot, immense coup de cœur, moi aussi, pour le dernier roman d’Hélène Gestern, dense, ciselé et passionnant. L’odeur de la forêt retrace le travail de recherche d’une historienne de la photographie, Elisabeth Bathori, qui enquête sur la correspondance d’un Poilu du temps de la grande guerre. Par ailleurs elle-même confrontée à un deuil difficile, elle nous entraîne dans une fascinante exploration du passé.  Avec en filigrane cette interpellante question: quelles traces nos vies laissent-elles ? Assurément une romancière très talentueuse et un grand livre!

L’odeur de la forêt, Hélène Gestern, Arléa, 698 pages

 

 

Faut-il se faire du mouron avec les infaux? (Partie 1)

L’art de la Trumperie.

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques.

Nous aimons les questions claires et les réponses tranchées : c’est oui ou non, blanc ou noir… Mais les choses sont plus complexes que nous le croyons (et sans doute aussi beaucoup moins que certains voudraient le faire croire). Ce n’était pas simple, mais cela le (re)devient encore moins…

Les canaux modernes d’informations donnent à chacun la possibilité de se renseigner, d’aiguiser son esprit critique.

Mais la mode est aux contre-pieds : je ne peux ou ne veux que croire l’inverse de ce que dit ce journal ; j’ai un goût presque morbide pour les canulars, les histoires abracadabrantesques.  (suite…)

Portugal 63

Le cloître du Couvent du Christ à Tomar ©Luc Teper

Le cloître du Couvent du Christ à Tomar ©Luc Teper

Portugal 62

Hello world!

baby neil

Violentes manifestations sur le campus de Berkeley (Californie) pour empêcher un proche de Trump de prendre la parole à la tribune de la célèbre université. Les forces de l’ordre ont dû intervenir et déployer les grands moyens.
1967 ? Non, 2017 ! Comme pour fêter le jubilé des démonstrations contre le président Lyndon Johnson. A l’époque, la révolte d’une partie des Américains n’a pas empêché l’élection à la fin de cette année-là de Richard Nixon mais le mouvement finira par porter ses fruits. Nixon sera emporté avant la fin de son mandat. Non sans avoir dû boire auparavant le vin jusqu’à la lie en négociant, la mort dans l’âme, la fin de l’engagement raté des Etats-Unis au Vietnam.
Coïncidence, c’est justement en cette même année 1967 qu’est né Neil Gorsuch. (suite…)

Séance de rattrapage (1) : « L’odeur de la forêt » d’Hélène Gestern

L’odeur de la forêt, par Hélène Gestern, Arléa, 699 pages, 27 €

Je m’en veux de ne pas avoir parlé plus tôt du quatrième roman d’Hélène Gestern, car il est certainement celui qui m’a le plus enthousiasmé parmi tous ceux que j’ai lus ces derniers mois. La narratrice de L’odeur de la forêt, historienne de la photographie, se voit confier par une très vieille dame un album contenant des lettres envoyées pendant deux ans et demi par un soldat de la guerre de 14-18 à son ami, un célèbre poète resté à l’arrière. A la mort de la donatrice, elle hérite de sa maison des environs de Vichy où, elle qui peine à se remettre de la mort de l’homme qu’elle aimait, se met à venir les weekends. Dans un tiroir, elle découvre une lettre envoyée du Portugal concernant un mystérieux cahier à remettre en mains propres. C’est le point de départ d’une (en)quête qui la conduira vers des rives insoupçonnées.

(suite…)