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    22 février 2017 | Dans Actualité | Pas de commentaire »

    cumul laid

    Et maintenant voilà Siegfried Bracke, pris à son tour la moustache dans le pot de confiture …
    Ce n’est plus de commissions d’enquête dont on a besoin en Belgique, c’est d’un psychiatre. Une armée de psychiatres, vu le nombre de mandataires politiques atteints par la maladie du cumul.
    La question n’est pas de savoir combien vaudraient en vente publique ces collections de mandats. Ce n’est pas une histoire d’argent. Pas seulement. Il y en a même beaucoup qui se battent pour décrocher des postes non rémunérés. La question est : pourquoi cette obsession?
    Pourquoi des adultes consentants font-ils des pieds et des mains pour passer leurs soirées dans des conseils d’administration d’intercommunales chargés du traitement des déchets, de l’assainissement des eaux, de la gestion de l’abattoir de Ciney, du crematorium d’Audenarde ou de Namur, du centre psychiatrique de Mons-Borinage ? (suite…)

    23 février 2017 | Dans Littérature, Michel Paquot | Pas de commentaire »

    Séance de rattrapage (2) : Livres d’histoire

    Les années Front Populaire constituent le sujet d’Un parfum de bonheur (Gallimard) qui rassemble quelque 70 photos prises par France Demay, un ouvrier du Pré-Saint-Gervais (oui, c’est bien un homme malgré son prénom). Le jeune homme immortalise sa bande de copains, tous sportifs passionnés, partis sur les routes de France à l’heure des premiers congés payés, alternant pratiques sportives, baignades et camping. Leurs jeux et éclats de rire ont inspiré Didier Daeninckx qui imagine avoir confessé, en 1986, l’une des héroïnes de ce récit photographique. Chaque cliché est ainsi commenté à l’instar d’un album de famille. (suite…)

    6 juillet 2016 | Dans Etienne Payen, Musique | Pas de commentaire »

    Gentjazz et Middelheim Festival : vos rendez-vous de l’été.

    Comme chaque année, les somptueuses villes de Gand et Anvers seront les capitales du jazz durant la période estivale. Ainsi du 7 au 16 Juillet, le Gent Jazz Festival se déroulera dans le cadre étonnant du Bijloke – superbes hospices du 13e siècle, situés dans un parc, transformé à grands frais et où rien n’aura été laissé au hasard dans la réhabilitation. Ainsi le grand Chapiteau blanc accueillera quelques jazzmen de notoriété mondiale ( Pat Metheny et Ron Carter, Brad Mehldau et John Scofield, John Cale, Terence Blanchard, Hugh Coltman…) sans oublier la venue de celui qui mettra à nouveau le feu aux poudres sur la scène principale le Jeudi 7 juillet : le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf.
    Le dimanche 10 Juillet sera consacré aux groupes flamands avec d’agréables découvertes comme Bardo et Kamikaze. Le Jeudi 14 sera la journée de la Soul Music grâce à des stars de renommée internationale (comme Ala.ni, Allen Stone, St Germain (15), Lianne la Havas et la diva du blues et de la soul : Jill Scott.

    La programmation se veut volontairement hétéroclite et ouverte à d’autres courants qu’ils soient soul, ou même nettement plus pop qu’auparavant. Mais toujours avec une même constance : celle d’être teintée d’une grande exigence de qualité, d’un souci d’originalité et du plaisir d’accueillir des stars confirmées ou de vedettes en devenir. Le Gent Jazz est une manifestation à vivre à la fois pour son programme, son superbe cadre, son professionnalisme et sens de l’accueil et last but least : l’acoustique parfaite des concerts. Bref une festivité à inscrire dans votre carnet du mois de juillet.

    Même organisation mais autre ville et ce durant le week end du 12 au 15 Août : le Jazz Middelheim. Une véritable institution qui fêtera sa trente cinquième année. À nouveau un superbe parc, situé dans un quartier chic et bourgeois d’Anvers, un chapiteau ouvert, deux scènes. Une réunion familiale pour beaucoup d’habitués mais aussi un lieu de découvertes pour les puristes de la note bleue grâce une programmation essentiellement jazz avec de multiples happening. Cette année, le fil conducteur de la fête sera la résidence offerte au trompettiste israélien Avishai Cohen (à ne pas confondre avec son homonyme contrebassiste) qu’on retrouvera ainsi dans différentes formations et styles durant ce week end.
    Quelques grands noms du jazz enchanteront vos oreilles : à savoir le batteur Billy Hart, les trompettistes Wallace Roney Jr et le batteur Denardo Coleman dans un Tribute consacré à son père Ornette Coleman, la chanteuse Tutu Puone, la diva de la Pop Underground Patti Smith, la star belge du piano Jef Neve en duo avec le rappeur Typhoon, le pianiste américain Craig Taborn en solo sans oublier l’exceptionnelle présence du saxophoniste Pharoah Sanders en trio. Signalons le 14 Août le concert de la chanteuse belge Mélanie De Biasio toute auréolée du succès mondial de son dernier album. Bref, du bon, du beau, du plaisir !

    Contrairement à Gand, un registre plus jazz, des stars internationales mais aussi belges, un lieu et une ambiance cosy, où les enfants sont bienvenus. Une autre date à retenir pour le 15 Août. Que ce soit à Gand ou à Anvers, que vous soyez novice ou grand amateur de sonorités détonnantes, voici deux superbes occasions de découvrir une merveilleuse musique ; le tout dans de jolis endroits et dans une atmosphère agréable et des conditions optimales. Vous savez ce qu’il vous reste à faire !Ibrahim_Maalouf_Kalthoum-FB-Vierkant_Kader
    Etienne Payen
    www.gentjazz.com
    www.jazzmiddelheim.be

    Acteur et spectateur du paysage

    Une carte blanche de Denis Marion, de l’asbl Epures, publiée dans espace-vie l juin 2015 l n° 252
     

    « La modification du paysage est aussi l’affaire des petits détails quotidiens »

    « Pour autant que les actes et travaux projetés, soit respectent, soit structurent, soit recomposent les lignes de force du paysage, un permis d’urbanisme peut être octroyé en dérogation aux prescriptions d’un règlement régional d’urbanisme, d’un règlement communal d’urbanisme, d’un plan communal d’aménagement ou aux prescriptions ayant valeur réglementaire d’un permis de lotir, etc. »

    (suite…)

Séance de rattrapage (2) : Livres d’histoire

Les années Front Populaire constituent le sujet d’Un parfum de bonheur (Gallimard) qui rassemble quelque 70 photos prises par France Demay, un ouvrier du Pré-Saint-Gervais (oui, c’est bien un homme malgré son prénom). Le jeune homme immortalise sa bande de copains, tous sportifs passionnés, partis sur les routes de France à l’heure des premiers congés payés, alternant pratiques sportives, baignades et camping. Leurs jeux et éclats de rire ont inspiré Didier Daeninckx qui imagine avoir confessé, en 1986, l’une des héroïnes de ce récit photographique. Chaque cliché est ainsi commenté à l’instar d’un album de famille. (suite…)

Portugal 65

Une mouette fait son yoga dans l’Alentejo ©Luc Teper

cumul laid

Et maintenant voilà Siegfried Bracke, pris à son tour la moustache dans le pot de confiture …
Ce n’est plus de commissions d’enquête dont on a besoin en Belgique, c’est d’un psychiatre. Une armée de psychiatres, vu le nombre de mandataires politiques atteints par la maladie du cumul.
La question n’est pas de savoir combien vaudraient en vente publique ces collections de mandats. Ce n’est pas une histoire d’argent. Pas seulement. Il y en a même beaucoup qui se battent pour décrocher des postes non rémunérés. La question est : pourquoi cette obsession?
Pourquoi des adultes consentants font-ils des pieds et des mains pour passer leurs soirées dans des conseils d’administration d’intercommunales chargés du traitement des déchets, de l’assainissement des eaux, de la gestion de l’abattoir de Ciney, du crematorium d’Audenarde ou de Namur, du centre psychiatrique de Mons-Borinage ? (suite…)

Faut-il se faire du mouron avec les infaux? (Partie 2)


Le « mal » est-il bien présent ?

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses  chroniques.

Je me suis amusé récemment à suivre les échanges autour d’un article titré :
Le réfugié syrien dont la photo avec Merkel avait fait le tour du Web en procès contre Facebook 

(suite…)

defêtes l’europe

2017 se voulait une grande année européenne avec paillettes, petits fours et tout le tralala : en avant-goût de la fête des soixante ans des traités de Rome (septembre 1957), dès cette semaine, on devait célébrer les vingt-cinq ans du traité de Maastricht (février 1992).
Mais, avant même que ne saute le premier bouchon, c’est déjà la gueule de bois.
Dans une interview à « l’Echo », type cocktail Molotov, Paul « Che » Magnette, qui n’avait peut-être pas reçu de carton d’invitation, s’est chargé de balancer la vaisselle par la fenêtre. La Grande-Bretagne est dehors. Tant mieux ! Dans la foulée, continuons le nettoyage en mettant à la porte (suite…)

Portugal 64

Libellule dans l'Alentejo ©Luc Teper

Libellule dans l’Alentejo ©Luc Teper

Paysage après la bataille

Fauve d’Or à Angoulême amplement mérité pour Paysage après la bataille. Philippe de Pierpont au scénario et Eric Lambé au dessin nous ont habitués à un travail de qualité mais là ils frappent vraiment fort avec cet album épuré et onirique r7onyb5. On plonge en apnée au cœur d’une bataille intime : celui d’une mère dévastée par la mort de sa fille. Le dessin frôle l’abstraction et dit avec une grande justesse la douleur mais aussi la reconstruction. Parce que, contre toute attente, c’est un album plutôt lumineux. Une chose est sûre, on en ressort KO et on en redemande !

Paysage après la bataille. Philippe de Pierpont et Eric Lambé, Actes Sud et Frémok, 400 pages

L’odeur de la forêt d’Hélène Gestern

En écho à la belle chronique de Michel Paquot, immense coup de cœur, moi aussi, pour le dernier roman d’Hélène Gestern, dense, ciselé et passionnant. L’odeur de la forêt retrace le travail de recherche d’une historienne de la photographie, Elisabeth Bathori, qui enquête sur la correspondance d’un Poilu du temps de la grande guerre. Par ailleurs elle-même confrontée à un deuil difficile, elle nous entraîne dans une fascinante exploration du passé.  Avec en filigrane cette interpellante question: quelles traces nos vies laissent-elles ? Assurément une romancière très talentueuse et un grand livre!

L’odeur de la forêt, Hélène Gestern, Arléa, 698 pages

 

 

Faut-il se faire du mouron avec les infaux? (Partie 1)

L’art de la Trumperie.

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques.

Nous aimons les questions claires et les réponses tranchées : c’est oui ou non, blanc ou noir… Mais les choses sont plus complexes que nous le croyons (et sans doute aussi beaucoup moins que certains voudraient le faire croire). Ce n’était pas simple, mais cela le (re)devient encore moins…

Les canaux modernes d’informations donnent à chacun la possibilité de se renseigner, d’aiguiser son esprit critique.

Mais la mode est aux contre-pieds : je ne peux ou ne veux que croire l’inverse de ce que dit ce journal ; j’ai un goût presque morbide pour les canulars, les histoires abracadabrantesques.  (suite…)

Portugal 63

Le cloître du Couvent du Christ à Tomar ©Luc Teper

Le cloître du Couvent du Christ à Tomar ©Luc Teper